jeudi, novembre 19, 2009

À quoi rêvent les petites filles de quatre ans?

À quoi rêvent les petites filles de quatre ans?

À quoi rêvent les petits? C'est une question que je me pose régulièrement. Cela pique ma curiosité adulte. C'est donc une question que je pose à M'zelle Soleil depuis ses deux ans. Mais ce n'est que depuis peu qu'elle est en mesure d'y répondre vraiment...

Ainsi de plus en plus souvent, peut-être même pour me faire plaisir, M'zelle Soleil essaie de me raconter ses rêves de façon cohérente. Je suis toute ouïe. Et, cette fin de semaine, elle se lève un matin toute guillerette et elle m'explique

- Maman, maman, z'ai rêvé que z'étais une fleur. Ze rêvais et z'ai reconnu que z'étais une fleur et ze m'envolais dans le ciel, z'étais bien...

Mon coeur fond à cette image si douce. Elle poursuit:

- Après, z'ai crouvé mon prince...
- Ah bon? Y'avait aussi un prince?
- Oui et on s'embrassait comme des amoureux!

Et là, petit instant de panique en ma peau de maman, j'ai beau être une irréductible romantique, je n'aurais jamais imaginé qu'elle puisse récolter des graines de romance si jeune! Enfin ce n'est pas comme si je ne remarquais pas déjà ses jeux de séduction qu'elle manie à la perfection. Je dois même avouer en ressentir une certaine fierté maternelle...

Mais je me dis parfois qu'il y a quelque part, dans un bac à sable, un petit garçon qui ne sait pas encore ce que lui réserve son coeur. Et puis, je me dis qu'avoir deux parents amoureux sous son toit n'aide pas son cas! Finalement, je ne peux qu'espérer que les Dieux de l'Amour se montreront cléments avec mon enfant...

En compagnie de Robert...

En compagnie de Robert...

En ce merveilleux mois de novembre, certainement l'un des plus doux et ensoleillé de ma mémoire, les semaines me filent entre les doigts.

Les ombres s'allongent à mesure que les jours raccourcissent. La lumière se transforme. J'apprécie, en mon être et conscience, la beauté de cet automne qui s'attarde délicieusement...

Je cybertravaille à la maison de manière très réelle. Je sors parfois en ville pour assister à des événements virtuels. Je discipline le cours de mes neurones pour vaquer à plusieurs occupations à la fois.

À chaque jour, choisir sa concentration. Un matin, je me concentre les idées technos qui s'enroulent autour des multiples nuances du web 2.0. Un autre, je fais voyager les idées d'une langue à une autre ou encore je farfouille les prochaines tendances pour des articles de mode.

Éberlué, Juan me demande:

- Mais cela te dérange pas de passer du coq à l'âne d'un jour à l'autre?
- Ben non, cela ne me dérange tellement pas que j'adore cela! J'aime pratiquer le saut du coq à l'âne en un même royaume de mots. C'est ma gymnastique préférée...

Couvrir ou participer à quelques conférences, traduire, rédiger, m'occuper de ma puce qui grandit, sourire à mon homme. Heureuse de retrouver une routine intellectuelle qui me délecte l'esprit, je me laisse voguer sur ces flots actifs...

Seul hic à mes jours, je cours inlassablement après ces temps d'inspirations libres qui sont à la source de ce blogue et de mes écritures littéraires. J'accroche un instant au fil du temps. J'entre par la petite porte du jardin qui mène mon clavier en ce terreau virtuel. Mais d'un coup, je me demande par quel bout creuser! Je suis en retard dans mes chroniques d'enfances, j'ai une montagne de brouillons divers à cultiver, mes photos soupirent d'abandon, et mes idées trainent dans tous les sens!

Mes mots "s'indisciplinent". Coquins. Ils se moquent de ma pomme qui essaie de les remettre en ordre! Pour ne pas me laisser faire, je vais chercher Robert à la rescousse. Robert et sa rigueur de langue qui me fait saliver les idées. Robert qui est devenu aussi virtuel en ma vie que ce jardin de mots (et d'images) qui est mien depuis des lunes. Robert qui ne semble pas avoir adopté les virtualités du "web 2.0" en la définition de cet adjectif si moderne...

Picnik collage

Virtuel, elle [viʀtɥɛl] adjectif : étym. 1503, rare avant 2e moitié du XVIIe ◊ latin scolastique virtualis, du latin virtus « vertu » Famille étymologique ⇨ vertu.

1. Qui n'est tel qu'en puissance, qui est à l'état de simple possibilité. ➙ possible, potentiel. Le marché virtuel d'un produit. À l'état virtuel. latent. Candidat virtuel à la présidence. ▫ Subst. Le possible, le probable et le virtuel. 2. (fin XVIIIe) Phys. Travail virtuel : travail des forces appliquées à des déplacements virtuels ou fictifs. ▫ Particules virtuelles : particules fictives permettant d'expliquer l'interaction entre les quantons. 3. Opt. Objet virtuel, formé par l'intersection de rayons convergents issus d'un système optique. Image virtuelle, formée par des rayons divergents. 4. Inform. Qui apparaît fonctionnellement pour l'utilisateur, indépendamment de la structure physique et logique utilisée. Mémoire virtuelle. Disque virtuel. 5. Qui concerne la simulation de la réalité par des images de synthèse tridimensionnelles. Réalité virtuelle. Monde virtuel. ➙ cybermonde. ▫ Musée virtuel, visite virtuelle, sur Internet. ▫ N. m. L'ère du virtuel. ■ contraires : Actuel, 1. effectif, formel, réel.

jeudi, novembre 12, 2009

Bureau de lac et virtualité...

Bureau de lac et virtualité professionnelle...

Brume de lac sur soleil levant...

Ce matin après avoir emmené ma puce et mon homme à leur rendez-vous de covoiturage. Je me suis allée prendre une bouffée de lac. Le jour s'éveillait. Pour le plaisir d'observer la brume nocturne voguer à la surface de l'eau, je me suis laissée engourdir les doigts par la gelée matinale que chassait le soleil levant à grands coups de rayons.

J'ai inspiré l'atmosphère unique empreinte de sérénité terrienne et puis, juste avant de perdre trois doigts, je suis rentrée sagement travailler devant cet écran qui fait mon bureau de maison...

Je suis une cybertravailleuse. Mais je crois que je préfère le masculin de ce barbarisme qui évoque une nouvelle dimension de travail humain. Le féminin de ce terme semble posséder une connotation sensuelle qui ne s'applique pas à la tâche que je performe!

Dans la réalité de la chose, je me sens libre même si je dois posséder une bonne discipline quotidienne et une certaine organisation d'actes et de pensées. Certains jours, j'ai l'impression d'avoir discuté avec plein de monde alors que je n'ai pas ouvert la bouche. D'autres jours, je fais des rencontres professionnelles sans même prendre la peine de coiffer mes mèches rebelles ou d'être convenablement habillée.

J'aime bien cybertravailler. D'ailleurs je pense que je cybertravaille de façon efficace. J'aime la solitude physique qui m'apporte une concentration monacale. Et maintenant que M'zelle Soleil va à la garderie et que j'ai repris du service du clavier, je cybertravaille assez pour retrouver un certain rythme de croisière qui fait le plus grand bien à mon portefeuille dégarni!

Manque plus que je retrouve le souffle de ma discipline d'écriture d'antan pour combler le moindre de mes neurones!

Brève d'enfance

Brève d'enfance

Souvent, par espièglerie, j'épie les comportements de mes amours de maison. Et mon oreille baladeuse me donne l'occasion de sourire à profusion...

Lui: Ah! Liloo, on n'arrive plus à marcher dans ta chambre!
Elle: Ben! C'était quand z'avais trois ans que z'ai fait le bordel!
Lui: Ben c'est ça et maintenant tu as quatre ans et tu peux aider à ranger!!!



M'zelle Soleil pianote les touches en plastique de son ordi portable. Elle explique à son père qui lui demande ce qu'elle fait: "Z'écris des mots pour avoir des chèques!". Bouche bée, mes yeux s'écarquillent de surprise. Je m'insinue dans la conversation et demande:

- Mais c'est des chèques pour qui?
- Pour mes enfants!

Je sens qu'avec ses quatre ans qui débutent, je vais pouvoir sourire des oreilles toute l'année durant...

- Maman, quand z'ai quatre ans, c'est vrai que ze peux apprendre des vrais mots pour écrire?

Autre jour, autre sourire intérieur devant la personnalité grandissante de ce petit bout de fille qui est mienne.

- Dis maman, "ne pas faire la sieste" c'est une expression hein?
- Heu.... Comment!?!
- "Ne pas faire la sieste" c'est une expression?
- Heu non, pas tout à fait, celle-là je ne le connais pas du tout! Bien essayé!

mardi, novembre 10, 2009

Quatre ans...

Quatre ans...

Il y a quatre ans, à 7hres du matin, je perdais mes eaux. Douze heures plus tard arrivait sur Terre une petite fille prénommée Lily-Soleil. Que d'efforts, d'épreuves, de bonheurs et d'apprentissages depuis. Mettre au monde ce brin de nous aura été un chemin de croix pour mon corps et une délivrance pour mon coeur. Je ressens pour elle un amour d'une profondeur infinie qui m'infuse l'être. Un amour qui submerge mes sens et que je laisse couler en mon sang. Il y a quatre ans devenir parents était un nouveau concept à nos idées. Désormais c'est une réalité dont on ne pourrait plus se passer...

collage de Lily-Soleil

Devenir parent est une sacré aventure! Un voyage mental et émotionnel qui bouscule les repères et responsabilise les pensées. L'aventure débute en une fusion "parent-bébé". Puis, au fur et à mesure que l'enfant devient autonome, le parent doit subtilement se détacher (tout en restant présent) pour ne point brimer son développement. Devenir parent tue l'égoïsme latent, il dénombrilise les jours et permet à l'esprit de s'élever plus haut, plus loin.

Devenir maman à 32 ans a été un processus naturel. Maturité aidant. Merci à cet instinct que je possède en ma peau. J'apprécie cet instinct qui me guide de par les sentiers invisibles de mon inconscience. Il fait le pont avec ma conscience qui réalise mon quotidien.

Le chemin de la parentitude est long. D'après mes estimations, il doit s'étaler sur plus de seize ans. Il ne longe pas un long fleuve tranquille. L'on y découvre cascades, remous, courants et eaux calmes. Le chemin de la parentitude s'inscrit dans une véritable épopée humaine. Le parent grandit avec l'enfant ou plutôt il vieillit. Car l'enfant deviendra l'adulte de demain et le parent essaiera de ne pas devenir un vieux con. Le présent de l'enfant est à la source de son futur. Le présent du parent deviendra son passé. Ainsi est la vie qui s'écoule en nos veines.

Être maman c'est concocter des brownies en forme de cœur à 10hres du soir pour le bonheur de l'enfant qui aura 4 ans le lendemain. Sous la lune en croissant, la maison s'embaume. Un cœur en chocolat fondant attend le réveil de M'zelle Soleil. À huit heures du matin, alors que j'ai décidé de garder ma puce enrhumée à la maison, j'entends M'zelle Soleil se réveiller...

J'ouvre la porte de sa chambre pour découvrir une petite fille, levée, avec les yeux qui brillent dans le beurre de peanut, qui s'exclame dans un élan de joie: " Z'ai quatre ans!" tout en levant dans les airs une main de quatre doigts. Le sourire empreint d'innocence qui s'affiche sur son visage m'emporte le cœur en des sphères lointaines.

lundi, novembre 09, 2009

Expression et tergiversations...

Expression et tergiversations...

Avec cette nouvelle semaine qui débute, la température se fait douce et clémente. Le lac se repose de ses émotions estivales. Zénitude de solitude. L'on effleure les quinze degrés en plein soleil de midi. Subtil bonheur.

Je ne veux pas écouter les prévisions de la météo. Juste regarder le ciel avec de l'espoir en boite. Je refuse l'idée d'être sous la neige avant le quinze décembre! Ah! Si je possédais une baguette magique, l'on en parlerai plus! Je désire attendre les flocons afin de mieux en savourer leur féérie...

Je suis toujours en tergiversation de vaccination. Je n'aime pas cette indécision qui entraine l'inaction. Juan veut maintenant que je me fasse vacciner en plus de ma fille. Nouvel élément à déposer en ma balance personnelle. Lui se fera vacciner.

Et pendant que je tergiverse, M'zelle Soleil a attrapé un rhume! (cela ne peut être que cela puisque cela n'est pas la "grippe code postal". Enfin c'est assez pour qu'elle soit joliment maganée!). Elle a la voix cassée qui lui donne un petit ton de camionneur et une toux bien peu appétissante.La sentir malade me fragilise les émotions qui partent en vrille si je ne les retiens pas.

Je réalise combien je n'ai guère envie de la voir traverser cette fameuse grippe. Comme elle est malade, je ne l'envoie point à la garderie aujourd'hui. J'aime bien la sentir à mes cotés même si cette semaine se révélera périlleuse pour remplir mes contrats professionnels. Je compte donc sur la collaboration de mon petit bout de fille qui aura quatre ans demain!

Mais si j'en reviens au vaccin, à un certain point, je crois qu'il faut faire confiance à la médecine. Juan est diabétique de type I depuis ses quinze ans. Sans insuline, il ne vivrait certainement pas aussi bien. Dans son cas, se piquer, c'est choisir de vivre. Dans le passé, les diabétiques comme lui ne dépassaient pas trente ans. Il aura trente ans le 31 janvier prochain et je compte bien vivre avec lui encore quelques décennies! La médecine l'a aussi bien réparé lorsqu'il s'est cassé le cou. Sans compter que lorsque j'ai eu cette septicémie post partum, c'est la médecine qui m'a sauvée la vie. Vu mes ennuis de santé des dernières années, aurais-je survécu sans la médecine moderne? C'est peu probable. Je sais aussi que cette vaccination de masse ne peut que donner un coup de poing à cette grippe sortie de nulle part. Et l'on sait bien que plusieurs maladies ont été éradiquées par des efforts de vaccination massive. C'est un point que je considère fortement.

Maintenant qu'un million de québécois est vacciné, étrangement, je me sens un peu plus rassurée. En mon cœur je les remercie de l'avoir fait. En mon esprit, je tangue encore. Je dois avouer que je n'aime guère l'idée de me faire injecter une micro dose de virus. Mais c'est plus irrationnel qu'autre chose. Cependant qui n'est jamais légèrement irrationnel? De nos jours la médecine donne quelques frissons avec ses expériences en tout genre. Elle devient titanesque, gargantuesque, effrayante. Je déplore aussi le peu d'information sur les éventuels effets secondaires de ce vaccin. Il est difficile de récolter des informations sur le sujet qui ne virent pas à l'extrémisme...

La semaine dernière, j'ai creusé, exploré, questionné ce sujet complexe. Cette semaine, je prends le temps de le méditer, de l'avaler et de le digérer. La semaine prochaine, je prendrai une décision (en espérant que cela soit la bonne). Et d'ici là, une petite expression de circonstance pour la route...

EXPRESSION via expressio.fr
« Avoir la science infuse »

SIGNIFICATION
Savoir sans avoir appris. Prétendre tout savoir.

ORIGINE
Cette expression est souvent ironique, parce qu'on l'adresse en général à quelqu'un qui sait tout (ou prétend/croit tout savoir) pour essayer de lui faire comprendre que c'est impossible, ce qui est souvent peine perdue. Il ne s'agit pas ici de connaissances qui auraient longuement infusé avant de donner le meilleur d'elles-mêmes, comme une bonne verveine ou un tilleul, mais de savoir supposé être inné, connu sans avoir été appris. C'est une vieille histoire qui remonte à l'aube de l'humanité, puisqu'elle vient d'Adam (le concubin d'Eve). En effet, en théologie, la science infuse n'est ni plus ni moins que la connaissance qu'Adam reçut de Dieu.

AILLEURS
Allemagne: Angeborenes Wissen haben - Avoir des connaissances innées. Espagne: Saber (hacer) alguna cosa por ciencia infusa - Savoir (faire) quelque chose par science infuse. Italie: Avere la scienza infusa - Avoir la science infuse. Pays-Bas: De wijsheid in pacht hebben - Avoir la science à bail. Serbie: Pelcovala te nauka- La sciense t'a infusé

vendredi, novembre 06, 2009

La peur au ventre

La peur au ventre...

La saga de la grippe H1N1 scénarise toutes sortes de films dans ma tête. H pour hémagglutinine et N pour neuraminidase. Le chiffre 1 correspond au rang du virus. Le fameux virus qui est sur toutes les lèvres...

Depuis que je suis toute petite, la grippe espagnole me fascine. Si meurtrière. La grippe la plus dangereuse de l'Histoire. Souvent, avec quelques frissons, j'ai creusé le sujet en compagnie des vieux de mon enfance. Et voilà pas que le virus H1N1 de 1918 est un ancêtre éloigné du virus qui sévit aujourd’hui! Un virus qui a beaucoup évolué en se « cachant » durant des décennies dans les populations porcines avant de refaire surface chez les humains.

Sur Twitter, la mode est à la "grippe code postal". Inconsciemment, cela dédramatise la chose, j'adopte l'expression sur le champ. Pour essayer de ne pas trop capoter, je consulte mes amis sur Facebook en partageant quelques-uns de mes états d'âmes. Comme j'ai dans le même panier virtuel des amis québécois et français, je constate vite le fossé culturel qui sépare nos deux mentalités francophones. Les différences de perceptions y sont flagrantes. Les français pensent que l'on s'affole. Les québécois tiennent mordicus au vaccin. Deux courants de pensées s'affrontent en cet espace virtuel qui me fait de plus en plus penser à une sorte de salon invisible.

Je constate donc que coté québécois, c'est la vaccination de masse. Coté français, ils s'en tapent un peu et ils ne font guère confiance au vaccin conçu à la va-vite. Mes idées se mêlent et s'entremêlent. C'est le sujet de discussions de l'heure en nos diners de famille. L'on en arrive à la décision que Juan se fera vacciner. En tant que diabétique insulinodépendant, il est à risque. L'on sait bien comment une sale grippe peut débalancer dangereusement son taux de sucre. Déjà que le diabète au quotidien, ce n'est pas le nirvana. Lui comme moi n'avons guère envie de connaitre les résultats de la combinaison diabète et H1N1!

Dans la foulée, il pense alors à faire vacciner M'zelle Soleil. Je recule d'un pas. Sans trop savoir pourquoi mon instinct de maman bloque cette décision. Il est vrai que je ne suis pas certaine de faire entièrement confiance à ce fameux vaccin. L'homme me dit:

- Ben là, t'as confiance que pour moi cela sera correct mais t'es pas sure pour la petite?
- Ben oui, toi, t'es un homme, t'es grand. T'es fort. Elle est encore petite, elle est pas finie...
- J'avoue que si ce n'était du diabète je ne penserai même pas à me faire vacciner! Mais je n'ai pas peur du vaccin...
- Je sais. Mais toi de toute façon c'est la science qui te fait vivre!
- Alors tu te dis que quitte à faire c'est bon que je participe à l'essor de la médecine!
- Ben oui, un peu...

Quant à ma peau, je ne sais trop quoi en faire. Je reste encore un peu traumatisée par les longues et périlleuses suites de maladies qui ont suivi la naissance de M'zelle Soleil. Pour avoir eu deux pneumonies durant cette période, je peux très bien me souvenir des sensations douloureuses que cela engendre. Je me souviens trop bien de ces périodes de maladie si intense où l'on se demande sincèrement si l'on y survivra. Je n'ai aucune envie de repasser par là! Mais d'un autre coté, je vais mieux. Depuis six mois, je vais bien. Les docteurs m'avaient bien dit que cela prendrait de quatre à cinq ans pour me refaire un système immunitaire. Cela fait quatre ans que le mien est tombé à terre. J'ai quand même l'impression que depuis il s'est relevé. Mais cela n'enlève rien à mon histoire personnelle qui me fait désormais craindre tout microbe...

Pour essayer d'exorciser le sujet, j'écris un article construit et plutôt neutre en cet autre portail où je travaille. Cela aide un peu mon cas mais pas assez. J'essaie de ne pas trop m'en faire avec ces nouvelles tragiques qui me rendent phobiques mais cela devient difficile. Évidement les médias n'aident pas mon cas. Comme cette grippe m’angoisse le sang, je crains plus que tout la perspective de perdre un membre de ma famille. Cette émotion devient plus forte que ma raison. J’ai peur. Les médias jouent avec mes émotions et je n'arrive pas à trouver le bouton "off".

Ainsi je ne sors plus sans mon désinfectant à main. Je recommence à prendre mes capsules d'échinacées. Je ne mange que des produits bons pour la santé! Lorsque je vais faire mes courses, j'utilise les lingettes désinfectantes offertes sur place pour désinfecter la poignée de mon caddie et comme je ne suis plus à une précaution près, j'en profite pour laver le dessous de mon sac à main (reconnu pour héberger toutes sortes de germes). Arrivée à la caisse, une lingette magique en mon caddie, je craque. C'est plus fort que moi. Quand vient le temps d'utiliser ma carte débit, sous les regards médusés de la caissière et du client derrière moi, j'en profite pour laver la machine Interact! Avec un sourire contrit je dis: "Oui, je sais, je capote un peu! Désolée!"

Passé la caisse, je rencontre un local que je connais plus ou moins, un gentil monsieur d'un certain âge, un peu étrange avec des idées toujours loufoques. Évidement il me branche grippe. L'on essaie de ne pas s'affoler. Je fais mon possible pour tenir des propos raisonnables même si la peur me tenaille le ventre. Il me dit que si l'on a rien eu d'ici le 15 décembre, le froid devrait tuer le virus. D'un coup sec, j'ai hâte à ce que Noël arrive pour avoir bien froid...

jeudi, novembre 05, 2009

Chasse d'enfance en bonne compagnie

Chasse d'enfance en bonne compagnie...

Cette année, sur l'invitation motivée de mon amie Julie, nous sommes allés chasser les bonbons du coté de Lévis.

Julie et Gab ont deux petites filles en bas âge, Anouk qui a deux ans et Élora qui a trois mois. Julie, qui materne en vase clos depuis trois mois, avait besoin d'un peu d'amitié et d'air frais. Elle avait aussi l'envie folle de se faire un Halloween en gang de parents.

Habituellement, nous allons chasser les bonbons dans le seul quartier résidentiel du village. Notre rue et son quartier boisé étant trop paisibles pour y voir défiler des petits monstres.

Halloween vu depuis l'enfance est d'une incroyable magie. L'on se fait des petites frayeurs tout en se bourrant la face de bonbons, l'on rencontre plein de congénères. Les parents sont cools, c'est l'aventure à son meilleur.

J'aime chasser les bonbons en compagnie de mon petit soleil et de mon grand amour. Dans le quartier résidentiel à saveur familiale où nous allons errer la nuit d'Halloween, nous y croisons toujours les pompiers qui distribuent des bonbons, des grappes d'enfants déguisés et des parents joyeux. L'on se reconnait parfois, l'ambiance est excellente. Il me peinait d'aller voir ailleurs. Mais c'est sans compter l'amitié qui motiva mon coeur à changer mes habitudes...

Ce jour d'Halloween arrive donc enfin. M'zelle Soleil est, comme l'on peut s'y attendre, une petite princesse qui a très hâte d'aller chasser des bonbons. Le jour se lève sur son excitation enfantine alors que le temps décide de faire la gueule. Débarque midi et derrière les fenêtres, un vrai "temps de chiottes" définit la saveur du jour.

Vers trois heures, nous prenons la route sous une pluie battante. Cela promet! Quarante cinq minutes plus tard, nous voilà à Lévis. M'zelle Anouk est aussi une princesse et sans que Julie et moi ne nous consertions, nos fillettes sont en mauves! Et toutes deux portent des ailes. Cela fait même sourire minuscule Élora en son costume de citrouille. À Lévis, si prés du fleuve, le vent est toujours plus présent qu'en notre forêt. Le même temps de chiottes nous accueille là-bas. Entre amis, nous motivons notre parentitude. L'on se souvient de ces Halloween gelés où l'on se "caillait les c..." Ensemble nous ne nous laisserons pas faire par ce temps si déprimant!

Malgré le mauvais temps, la température est douce. Une douzaine de degrés réchauffe le moral adulte. Il est convenu de rejoindre Marie-Lune et ses parents (amis de Julie embarqués dans la ronde) sur le coup de cinq heures. Nous voilà vite en route. Nous sommes contents de finalement les rencontrer après tout ce temps à se connaitre à travers Julie. La maman de Marie-Lune est un joli arlequin et la petite est une mignonne sorcière à la robe clignotante. Hé oui, le soir d'Hallowen, ici, les robes des mini-sorcières clignotent! Ainsi, cette année, Marie-Lune et Lily-Soleil chasseront les bonbons ensemble...

Nous nous retrouvons dans le quartier cossu des grands-parents de Marie-Lune. Alors que nous essayons de sortir, le temps monte d'un cran. D'énormes bourrasques de vent balaient les rues désertes, la pluie tombe en méchantes rafales. Nous ne nous résignons pas. Les grands-parents nous ouvrent les bras et nous décidons de nous réfugier un moment en cette maison qui accueille notre petite troupe halloweenesque.

Les filles s'apprivoisent gentiment, M'zelle Soleil presque 4 ans, Marie-Lune, 3 ans et Anouk, deux ans, forment une adorable gang. Bébé Élora s'est endormie comme un charme. Elle restera bien au chaud en compagnie de Youri, 6 mois, petit frère de Marie-Lune. Trente minutes passent et le temps semble subtilement se calmer. À travers les fenêtres, une voiture de police pique notre curiosité. Nous sortons dehors. Et que commence la chasse...

Dehors, le vent se fait moins violent et la pluie hésite à devenir bruine. Un policier, la sucette au bec, accueille en souriant deux princesses mauves et une petite sorcière peureuse accompagnées de leur troupe parentale. Les fillettes écarquillent les yeux. Les parents se marrent sous la pluie. Le policier est ultra sympatique. Voilà qui commence bien le soir! Alors que la nuit tombe, l'on croise d'autres troupes d'enfance qui bravent le temps et s'amusent tout autant.

C'est donc parti pour une petite heure de bonheur sous la pluie. Je réalise combien ma fillette grandit. C'est la plus vieille de la gang d'enfance. Autonome, indépendante, je n'ai guère besoin de lui tenir la main. Tant que les bras de son père sont là lorsqu'elle fatigue un peu, tout va pour le mieux! Et même si je frissonne dans le vent, je suis heureuse d'avoir laissé Julie m'entrainer dans sa ronde amicale.

Les gens sourient devant le charme de notre petite troupe. Six parents, trois petites filles, rien que du fun et de l'affection! Comme toujours, je me fonds en cette ambiance si douce qui fait s'ouvrir toutes les portes des maisons. En ce moment précieux où les adultes se rejoignent pour le plaisir des enfants. Les portes s'ouvrent. C'est la fête. Le temps s'apaise un peu. Il pleut des bonbons. Les enfants s'éclatent. Les parents jasent et rigolent. La générosité est au coeur de l'instant. Et, pour moi, ce simple fait vaut bien toutes les sucreries du monde.


lundi, novembre 02, 2009

Du fond du ventre...

Brève d'enfance

- Quand z'étais petite, z'étais dans ton ventre et z'entendais mal les choses...

-Ah bon? T'entendais pas les chansons de papa?

- Z'entendais pas bien parce-que z'étais au fond du ventre...

- Ah! Oui, évidement...

samedi, octobre 31, 2009

Au pays imaginaire des traditions étranges...

Sous une douce pluie...

L'on s'en va "cueillir des bonbons" et faire la fête...

Joyeux Halloween...

jeudi, octobre 29, 2009

Du coin de "mon" lac

Du coin de "mon" lac...

Gazeebo de lac

Laisse la nuit s'écouler sur des airs de Badu. Depuis des jours, j'essaie de trouver ce temps qui nourrira le sang d'Etolane. Au coin de minuit je l'accroche finalement. Mais mes billets s'empoussièrent en un coin de ma cervelle. Et mes photos s'accumulent dangereusement tandis que je macère dans du jus de cervelle bienheureux. Cela faisait longtemps. Quatre années dédiées à sa vie. Quatre années sans jamais considérer mes envies individuelles. À suivre son rythme d'existence sans broncher. Pas un seul regret à ce sujet. Trois années pour retrouver une santé digne de ce nom. Bien des regrets sur ce point là. Et maintenant que je retrouve ma forme (et mes formes), maintenant que M'zelle Soleil grandit, quelques airs de liberté me font réaliser ma vie personnelle. Être femme. Être mère. Redevenir femme avec la mère à l'âme. Étrange processus.

Des sensations d'antan me reviennent et je me souviens de ces journées-là où j'étais capable de traduire 1000 mots, d'écrire un article de 800 mots et une nouvelle de 2000 tout en mettant ce blogue à jour. En cet antan où je n'étais point maman et où les virtualités étaient moins développées. La maman louve grogne sous ma peau. Elle se culpabilise le cœur dans un jus de cervelle bouillonnant. Juan me rassure gentiment. Il me dit même qu'il apprécie ces temps seuls avec sa fille. Lorsque je dois sortir un soir pas comme les autres pour aller chercher matière à article ou assister à une réunion de lac. Il m'encourage à étirer le cordon. Il a raison. Je le sais. Je le sens lorsque j'entends cliqueter mes talons sur le pavé. Alors la nuit enserre la ville qui palpite au ralentit. Et que je réalise que cela fait des lustres que je n'ai pas entendu cliqueter mes talons sous la lune...

En la chaleur de notre maison, depuis deux semaines, Halloween s'installe subtilement. Une minuscule citrouille trône sur un coin de table. S'y ajoute une vieille sorcière qui sort des cartons. En un autre coin de cuisine, s'est érigée une drôle de maison en sucre fabriquée par mes deux amours en ces samedis matins qui tournent autour de M'zelle Soleil. Et sur le barbecue abandonné, deux citrouilles sculptées par la main experte de mon homme accompagné en ce délicat exercice de sa mini assistante...

En cette dernière semaine, je me suis "twittée" les idées de maintes façons. Étonnement, ceci m'a donné l'occasion de rencontrer toutes sortes de gens intéressants dont Amir Khadir. Et de serrer la main de super Régis! Le fameux Régis Labeaume, très sympathique, qui m'a surprise par sa petite taille. Rares sont les hommes plus petits que ma pomme! Même si ce soir là, j'avais quand même retrouvé mes talons. Enfin, Dieu sait que la politique n'est point ma tasse de thé! Je n'ai guère foi en ce concept humain qui me désespère plus qu'il ne m'inspire.

Cela dit, j'ai eu une conversation bien agréable au coin d'une vue splendide qui dominait la ville de Québec avec M. Khadir. L'on a parlé lacs, en profondeur et en surface, c'est déjà cela de pris pour la cause! Il faut dire que je ne me fais pas au concept légal que la surface de "mon" lac appartient au fédéral alors que le fond est géré par le provincial! La maudite politique...

Ainsi vu que cette semaine se passa subtilement sous le thème de Twitter. J'ai "microblogué" par là-bas plus que je n'ai blogué ici. Et c'est ainsi qu'un zeste de Twitterville se faufile en ce coin de ce blogue. En attendant que je dépoussière mes chroniques d'enfance et autres idées éparses...

Via Twitterville:

- Spooky Halloween Sounds
- Parait que M. et Madame Hydro font un tabac cette année!!! Costume halloween adulte
- emploie abusivement "via" et s'en confesse
-
a été quelque peu surprise du succès du #qctu bravo @NicolasRoberge pour son organisation de main de maitre...
- s'amuse trois secondes avec visible tweets @visibletweets
- seconde...RT @vieuxbandit Vive le français acadien... pour sûr!
- a torturé sa fillette ce matin en la forçant à mettre un pantalon! Maudite mère! Enfin les jupes c'est bien... mais la dictature l'est moins!
- "Mais maman, z'aime pas les pantalons! Ze peux pas danser en pantalon!!!! Ze veux une zzzzzzuuuuuuuuuuppppppppppeeeeeeeee"
- 100 des citrouilles les plus originales...
- oscille entre la peur de la grippe et la méfiance du vaccin... RT @frankparenteau Premiers décès liés au vaccin H1N1
- "Le bonus de l'âge - On accepte ou on consulte?" ou l'on bataille... veut avoir 36 ans à jamais...
- Here comes the sun...
- oscille toujours.... via @ptitsanges RT @Blogstory:Bonne nouvelle, 24 heures après mon vaccin #H1N1, je suis toujours en vie!
-
RT @estherchenard BD de Maé "Un papa qui gère son enfant" n’est pas culturellement ancré dans les mœurs françaises"
-
RT @capitaleblogue À propos du conformisme et des écoles...
- certaines résidaient dans les bibliothèques... RT @Sonai Où trouvait-on les réponses à nos questions avant internet?
-
apprécie la tranquillité retrouvée de son lac déserté par les vacanciers d'été...

mercredi, octobre 28, 2009

...

Le matin : une heure de décision, d'élan, d'enthousiasme, une heure qui rend à l'homme la fraîcheur de sa volonté ; un départ ; un début de voyage !
Gabrielle Roy

Le rôle essentiel de l'éducation est de conserver chez l'adulte la fraîcheur de l'enfant.
Jean-Jacques Bernard

Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
Maurice Maeterlinck

lundi, octobre 26, 2009

Un au-revoir en images...

Un au-revoir en quelques images...

Et voilà un autre automne d'avalé par ce temps qui n'en finit pas de tourner. Expérimenter au réel une nature si belle me donne toujours des frisons d'extase. Cette explosion de couleurs qui caractérise l'automne est un choc spirituel. Une saison qui élève les sens. D'ailleurs, si l'on possède une once de sensibilité, il est tout simplement impossible d'y rester indifférent.

L'automne m'enivre. Plus l'on y est sensible, plus il est facile de s'y fondre le mental. Se saouler l'esprit d'odeurs, de douceur et de couleurs phosphorescences. Vivre une merveilleuse saison puis s'endormir jusqu'au printemps. À quel date s'endorment les ours? Être humain et attendre l'hiver qui nous enserre. Un hiver, qui bien souvent, ne se fait guère attendre...

Mosaique d'automne....

Histoire de flocons...

Histoire de flocons...

First snow

Une nouvelle semaine débute sous le soleil. Contentement personnel, la neige s'estompe sous fond de ciel bleu. Hourra! Halloween est au coin de la semaine fraiche qui s'annonce encore bien occupée.

Le fond de l'air est frisquet avec deux petits degrés pour le réchauffer. L'on espère atteindre cinq degrés cet après-midi. C'est la dégringolade. Et les nuits se congèlent inlassablement...

Oserais-je aller faire un tour de lac aujourd'hui? Y respirer l'air pur en dessert. Me geler trois doigts dans la lumière? Me résigner à enfiler des gants et peut-être même un bonnet?!? Après deux jours de pluie et un peu de soleil, la neige tombée en un lourd manteau s'attache encore à l'ombre de la forêt. Plus une feuille ne s'accroche aux branches des arbres. La neige s'est effacée des pelouses qui demeurent vertes malgré le froid. Je respire le fond de l'air...

Le Nord me rappelle à lui. J'avoue ne pas avoir autant apprécié cette première bordée que ma fillette! M'zelle Soleil a adoré voir la neige virevolter dans l'air du temps. Pour ma part, j'aime attendre la neige. Elle m'enchante lorsqu'elle arrive à la mi-décembre. Alors, je suis toute ouverte à sa magie.

J'aime lorsqu'elle se fait désirer. Lorsque début décembre, elle n'est pas arrivée et qu'une partie de la population commence à s'inquiéter. Cela m'amuse toujours un peu. "Et s'il n'y avait pas de neige à Noël?!?" S'inquiètent les amoureux de l'hiver. Je ne suis jamais inquiète. Au pire, elle se pointe autour du vingt décembre et c'est parfait! Depuis dix ans que je vis au lac, je n'ai connu que des Noëls blancs! Et ces Noëls retardataires sont toujours les meilleurs. Les pelouses ont le temps de jaunir, le paysage monotone ennuie, parfois même le lac se glace. L'on a le temps de se languir...

Mais lorsque la neige se fait une excursion surprise juste avant Halloween, là, je ne peux que soupirer! Sachant qu'il neigera encore en avril, cela fait quand même long à voir neiger! Des mois et des mois à vivre en monochrome! Ainsi, dans ces temps là de neige précoce, je désespère un peu. Même si je ne peux m'empêcher d'en effleurer la féerie...

jeudi, octobre 22, 2009

Première bordée...

Première bordée...

Ce matin, l'on a eu droit à notre premier réveil blanc. Il n'y avait alors que quelques centimètres qui recouvraient d'un léger manteau tout le paysage. Assez pour contenter M'zelle Soleil en route vers la garderie...

Et puis le matin s'est affirmé et il a continué de neiger. J'en ai profité pour immortaliser l'ambiance entre deux textes. Une petite pause du ciel gris sur le coup de midi, avant que cela ne recommence de plus belle. L'ambiance se feutre tandis que tombent les flocons...

C'est un peu tôt à mon goût mais qu'y peut-on? Il faut bien accepter ce sur quoi l'on ne possède aucun contrôle! Alors, entre deux concentrations, je regarde la neige tomber. Immaculée. Les flocons se font de plus en plus dodus. Au fil du jour, les arbres ploient sous l'épais manteau qui recouvre toute la forêt qui se déguise en Père Noël pour Halloween. Subtilement effrayant.

Le jour s'apprête à disparaitre et il neige encore et toujours. Dix centimètres sont tombés. Aucun signe extérieur que ralentissement hivernal! Soupir intérieur. Dire qu'hier la journée ensoleillée était si douce. Tant bien que mal, je me résigne à l'inévitable hiver qui est si proche que l'on peut le toucher...

mercredi, octobre 21, 2009

Etolane sort du placard

"Coming out"

Ces deux derniers jours j'ai assisté à un intéressant colloque en tant que journaliste web à Québec. Et, par la force des choses, Etolane est sortie plusieurs fois de son placard...

Mais c'est correct, peut-être est-ce le temps que cela arrive. En fait, je crois que le décès brutal de Renée, une blogueuse avec qui je me suis sentie trop sauvage, m'a appris une leçon de vie.

Alors que je m'apprêtais à prendre cette main qu'elle me tendait régulièrement, son destin a basculé pour l'emporter vers l'au-delà. Si triste. Je n'aime pas les regrets. Et je regrette de n'avoir pas pris l'occasion d'échanger davantage avec cette femme à la vie si passionnée. Alors maintenant je me fais moins sauvage et je n'évite plus autant les possibilités de rapprochement virtuel. Les richesses humaines sont précieuses. J'aime l'idée de les partager...

Car, en effet, je dois admettre que depuis que j'ai pris cette autre fonction virtuelle, la frontière entre Etolane (qui représente mon identité web depuis des années) et ma propre identité humaine s'affine malgré moi. C'est donc un sujet sur lequel je médite amplement...

Aussi, je découvre par ces mêmes occasions qu'Etolane a un lectorat que je ne soupçonne pas. Il faut avouer que j'ai tendance à faire abstraction de ceux qui passent sans commenter ou laisser quelconque signe de vie apparent. Si je ne peux distinguer de votre existence humaine qu'un numéro IP dans mes statistiques, vous devenez alors si abstraits que je ne vois pas vraiment l'intérêt de me casser la tête à savoir qui vous êtes...

L'autre point est que si je vais à un évènement et que je sais qui vous êtes parce-que l'on se fréquente de près ou de loin sur le web via la bloguosphère, Twitter ou Facebook, je trouverais très impoli de ne pas me présenter en même temps que l'on fait réelle connaissance. Ceci dit, pour la première fois depuis des années, Etolane prend apparence humaine, c'est un processus étrange...

Aprés m'être habituée à la virtualité d'Etolane, aprés l'avoir bichonnée et cultivée, je dois désormais m'habituer à la représenter humainement. J'imagine que c'est logique. Depuis deux jours, j'ai l'occasion de réfléchir en profondeur sur l'impact du web en nos sociétés modernes et à ces transformations que cela implique en nos vies réelles. Du coup, j'ai les neurones qui baignent dans le bonbon et le sourire aux lèvres...

Nous vivons une époque révolutionnaire. Par le biais du web 2.0 nos repères évoluent considérablement. J'aime penser que nous gravissons un nouveau palier d'humanité via l'émergence de ce monde virtuel qui nous lie les esprits en une autre dimension. Et j'adore travailler en cette dimension que je trouve tout simplement fascinante. À savoir si je finirai au Yulbiz comme Michelle me l'a gentiment demandé. Je ne sais pas trop. Peut-être. L'on verra bien de quoi demain sera fait...

lundi, octobre 19, 2009

Apprivoiser les matins givrés...

Apprivoiser les matins givrés...

Ah! Le bonheur des petits matins givrés où le réveil est mal programmé! Ces lundis matins sur le pouce où je suis la seule à ne pas avoir d'heures à respecter mais où je reste la seule à presser ma petite smala. L'homme, mal réveillé, qui garde des traces d'ours mal luné. La puce qui doit manger, rapido-presto, sa tartine de beurre de peanut tandis que je lui enfile ses chaussettes et ses bottes! L'habiller et la câliner en un seul mouvement. Grogner contre mon ours mal luné qui ne se dépêche jamais assez! Sourire à ma fille avec les yeux dans la confiture de framboises. Papoter légèrement pour estomper ce malaise du lundi qui lui fait reprendre son rythme de garderie. "Mais maman pourquoi faut aller à la garderie? Moi ze veux que personne travaille et que tout le monde soit en conzé!". Oui, ces petits matins là, ce n'est pas les oranges que l'on presse, c'est la vie...